Yidaki Barrupu Yunupingu 2577
Note : Eb / Mi bémol - 1er Hoot : G / Sol
En bref : Un yidaki rare de 2009, en stringybark, en Mi bémol (Eb), peint à l’ocre par Barrupu Yunupingu : une peinture d’une extrême finesse représentant Gurtha, le « feu ancestral ».
Ce yidaki : Barrupu était une artiste très renommée, qui ne peignait que sur quelques yidakis. Elle est aujourd’hui décédée. Ce yidaki date de 2009 : c’est une pièce très rare. Sa peinture à l’ocre, d’une extrême finesse, représente Gurtha, le « feu ancestral ».
Gurtha, le feu ancestral : Ce n’est pas n’importe quel feu : il est d’une intensité surnaturelle, si puissant qu’il transforme à jamais la terre qu’il touche. Cette œuvre incarne le miny’tji du clan Gumatj, le dessin sacré du clan, propre à ce lieu.
Son motif en losange représente le feu : les flammes rouges, la fumée et les cendres blanches, le charbon noir et la poussière jaune. Le feu incinère le mensonge et ne laisse subsister que les vestiges de la vérité.
Barrupu Yunupingu : Barrupu (Rita) Yunupingu est la fille de Munggurraway. Parmi ses frères et sœurs figurent Galarrwuy et Mandawuy. Sa mère, Bunay Wanambi, du clan Marrakulu, s’occupait des vaches pour la mission de Yirrkala. Barrupu a toujours vécu à Yirrkala. Enfant, elle fréquentait l’école de la mission de Yirrkala avec son père et sa famille.
Elle a été formée et a travaillé comme infirmière pendant de nombreuses années, jusqu’à la fermeture en 1975. Depuis 1996, avec sa sœur la plus proche, Nyapanyapa, elle a collaboré comme artiste au sein de Buku-Larrnggay. Sa production de peintures sur écorce s’est intensifiée en 2007.
La notoriété croissante des peintures sur écorce de Nyapanyapa et les succès qui ont suivi en 2008 ont été un catalyseur pour le développement de son propre style pictural, qui a acquis une signature et suscité un vif intérêt au sein de son centre d’art.
En 2008 et début 2009, Barrupu a travaillé à sa peinture presque quotidiennement au centre d’art, à l’endroit même où elle exerçait comme infirmière dans les années 1960 et 1970. Depuis son décès en 2012, ses œuvres sont très recherchées.
La collection : À la suite de ma fusion avec AboriginalArts UK, j’ai pu reprendre toute la collection de Bear, son propriétaire. J’ai eu énormément de chance : ces yidakis datent des meilleures années de fabrication que nous ayons connues. Prenez bien conscience de leur particularité et de leur rareté.
L’entretien : Un yidaki demande un entretien préventif et régulier pour durer toute une vie. Pour éviter les fissures et laisser au bois le temps de retrouver un bon taux d’humidité, reportez-vous à mes conseils d’entretien.
- Le certificat d'authenticité du yidaki ainsi que la Biographie du fabricant seront joints à l'instrument.
- Les Frais de port sont offerts! (uniquement pour la France)
- La housse de transport est offerte
Classification
Cette échelle est le résultat d’un ratio début de colonne d'air/cloche : Si on divise le diamètre de la cloche avec celui du début de la colonne d'air on obtient un chiffre entre 1,5 et 3,5. Ainsi on peut classer tous les didgeridoos, en dépit de leur note, en 4 grandes familles. Chaque famille regroupe les instruments au caractère proche, en se basant simplement sur la forme globale de la colonne d’air (conique/cylindrique) et sur le diamètre de celle-ci (large/étroite). On obtient au final une grille de lecture simple et très fiable facilitant ainsi les recherches et les achats à distance. Merci à Gauthier Aubé de Wakademy pour l'aide à l'élaboration de ce ratio !
Les diamètres sont mesurés au pied à coulisse, au départ de la colonne d'air après l'embouchure. Attention ce ratio est très fiable pour un didgeridoo avant une colonne d'air avec un travail interne quasi 'lisse'. Dans le cas des instruments avec des zones de compressions, ou boules de résonance, comme ceux de Dubravko, ce ratio est difficilement calculable avec 100% de certitude. Egalement pour les didgeridoos en eucalyptus avec des galeries de termite, il arrive que le diamètre de départ de la colonne d'air ne soit pas cylindrique et fasse par exemple 4.4x3.8cm. Dans ce cas je prends comme valeur de diamètre de départ de colonne, la moyenne de ces deux chiffres. A savoir: (4.4+3.8)/2=4.1cm. Il en va de même pour la valeur de la cloche. Cela permet de donner une approche du caractère instrumental assez fidèle mais qui ne peut être mesurée avec 100% d'exactitude.
Yidaki
Le yidaki est le didgeridoo « traditionnel » des Yolŋu, fabriqué dans un eucalyptus creusé par les termites.
Le yidaki, qu'est-ce que c'est ?
Le yidaki est le didgeridoo dit « traditionnel » des Yolŋu. Il est fabriqué selon des méthodes ancestrales par un fabricant aborigène expérimenté, originaire de la Terre d'Arnhem (au nord-est du Territoire du Nord), et il est généralement peint avec les motifs de son clan.
Ce qui distingue le plus souvent un yidaki d'un didgeridoo, c'est la forme de la colonne d'air. L'intérieur d'un yidaki est en général plus étroit et très peu retravaillé. Le son est brut et compressé : on obtient un instrument très réactif, avec des hoots faciles à atteindre.
Si vous choisissez d'acheter un yidaki chez Didgeridoo Passion, vous avez l'assurance de recevoir un instrument authentique et de qualité. Les yidakis que je vous propose viennent de la communauté de Yirrkala et du centre d'art Buku-Larrŋgay Mulka. Ce sont d'authentiques instruments traditionnels, réalisés par des fabricants aborigènes et importés directement de la Terre d'Arnhem, en Australie. Chaque yidaki est livré avec son certificat d'authenticité et la biographie de son fabricant !
Comment sont-ils fabriqués ?
La grande majorité des yidakis du nord-est de la Terre d'Arnhem sont taillés dans l'un de ces eucalyptus :
- « Gadayka », le Stringybark (Eucalyptus tetrodonta)
- « Gungurru », le Woollybutt (Eucalyptus miniata)
- « Badawili », le Bloodwood (Eucalyptus ferruginea)
Ces arbres sont creusés naturellement par les termites. Les techniques pour repérer et fabriquer un yidaki varient d'un artiste à l'autre. Le fabricant commence par retirer un morceau d'écorce, puis il frappe le tronc avec le dos d'une hache pour entendre s'il sonne creux. Grâce à leur expérience, les fabricants savent ainsi si la cavité convient à un yidaki, et choisissent le meilleur endroit pour couper l'arbre.
Le tronc est ensuite recoupé pour obtenir la bonne taille d'embouchure. Le diamètre intérieur idéal se situe autour de 30 à 35 mm. Il arrive que l'embouchure soit plus large : dans ce cas, l'artiste estime que le yidaki sonnera bien avec un peu de cire.
Le musée et centre d'art Buku-Larrŋgay Mulka
Le centre d'art Buku-Larrŋgay Mulka se trouve à Yirrkala, une petite communauté aborigène du nord-est du Territoire du Nord, à environ 700 km à l'est de Darwin.

Yirrkala Arts a été officiellement créé en 1975. Dans les années 1960, Narritjin Maymuru avait ouvert sa propre galerie près de la plage, d'où il vendait des œuvres d'art aborigène qui ornent aujourd'hui de nombreux grands musées et collections privées. Il compte parmi les fondateurs du centre d'art. Son idée de vendre l'art yolŋu, née sous un simple abri au bord de la plage, est devenue une activité florissante : depuis 2005, le centre reverse chaque année plus d'un million de dollars aux artistes de la communauté.
L'ancien hôpital de Yirrkala, où sont nés beaucoup de ces artistes, a été transformé pour devenir la « boutique d'artisanat ». Au fil des années, le bâtiment a été agrandi et rénové à plusieurs reprises, au point que le centre actuel n'a plus grand-chose à voir avec ses débuts : musée (1988), atelier de sérigraphie et nouvelles galeries (1996), annexe des Yirrkala Church Panels (1998), centre multimédia (2007).
Le musée Buku-Larrŋgay Mulka abrite une collection d'œuvres créées spécialement par les anciens au milieu des années 1970 et au début des années 1980. Elles donnent un aperçu de l'organisation des liens de parenté chez les Yolŋu. Les joyaux de la collection sont les deux Yirrkala Church Panels (1962-1963), hauts de quatre mètres, considérés comme parmi les peintures les plus importantes jamais réalisées dans l'art australien.
L'entretien : un yidaki demande un entretien préventif et régulier pour durer toute une vie ! Pour éviter les fissures et laisser au bois le temps de retrouver un taux d'humidité correct, je vous conseille de consulter les pages Conseils et Accessoires.